[...]La visage plongé dans les étoiles, noyé dans ma gamberge,
J'cherche une île, une berge, ou au moins un bout d'bois,
J'me sens, comme une bouteille à la mer,
j'vais où l'flot de la vie m'mène,
loin de tout, même de ma mère.
La vie m'a offert la solitude de Robinson,
J'voudrais repeindre ma vie, mais je n'trouve pas le bon pinceau.
Certains ont fait le grand saut, mariés, des enfants,
nous sortent leurs discours de réussite, leur vie est mieux qu'avant,
c'est ce qu'ils nous disent.
J'vois d'la lassitude dans leur regard
mais eux au moins ont essayé d'sortir de leur brancard,
moi, j'ai l'impression d'avoir raté des tas de trains,
pourtant je n'ai jamais quitté l'quai, la preuve les jeunes me squattent, ça craint[...]
[SOpraNo]